Le 9 février 17, lorsque nous avons entendu « Ça va être compliqué Martin. Très compliqué. La chimio n’a pas marché, ton cancer est rare et peut évoluer n’importe comment ». Nous avons entendu l’horreur absolue… Mais les mots, le regard, l’attention et l’empathie du médecin nous ont aidés. Cela tient à l’humanité réfugiée derrière la blouse blanche; 

Nous avons tous en mémoire une parole douloureuse, qui nous a marqués, blessés, voire meurtris et/ou au contraire une parole bienveillante, une écoute attentive.

Surcharge de travail, manque de temps, accumulation de mauvaises nouvelles à annoncer dans une même journée, mauvaise humeur, problèmes personnels, sont autant de raisons qui autorisent le médecin et tout le personnel médical à vouloir s’abstraire du lien avec le patient et sa famille. 

Nous, patients, aidants, membres de la famille, souvenons-nous que nous sommes « un cas » parmi les trente que le médecin rencontre dans la journée. Gardons en mémoire que l’assurance maladie considère que le rendez-vous en cancérologie ne doit pas dépasser 10 minutes (Sauf le rendez-vous d’annonce qui passe à 45 minutes).

Oncologue et enseignante en mindfulness à la faculté de médecine (75).

Depuis plusieurs années, j’ai pris conscience que la conception de la santé et du soin doit évoluer en France. Mais c’est surtout la souffrance hospitalière qui m’a faite passer à l’action, en ayant peur pour mes enfants et l’avenir du système de santé. L’enseignement est une façon de semer des graines.

Professor and Associate Chair of Psychiatry & Behavioral Sciences, Directeur du centre Stress and Health & Directeur médical du centre de médecine intégrative de l’université de médecine de Stanford (USA)

Les femmes qui ont un cancer du sein ont plus de chances de mourir d’une crise cardiaque que du cancer lui-même, alors faites du sport. Prendre soin de votre corps, affronter et gérer le stress vous aidera à mieux vivre mais aussi à vivre plus longtemps.

Responsable des relations avec les associations de patients et d’aidants, Bristol-Myers Squibb (92)

Le coach santé est une excellente idée. Permettre à la personne de se confier, de se délester d'un certain nombre de choses. L’accompagner, l’aider à préparer les RDV et les activités annexes… Cela permet de se concentrer sur l'essentiel. Je pense beaucoup aux personnes seules qui n'ont pas la chance d'être entourées, cette aide leur serait considérable.

Expert à l'ANAP & Retraitée d'une école d'infirmière (59)

Je milite pour que les soignants ne s’intéressent pas qu’au médical mais qu’ils comprennent le lien entre le médical et les sciences humaines. Cela ne veut pas dire que les soignants ne peuvent pas tout faire et on a besoin d’aide de coachs santé qui militent pour les soins de support, le coaching santé qui coordonne le parcours de vie et le parcours de soins.

Pédiatre & Oncologue - Institut Gustave Roussy (94).

Dans le département, des infirmières et d'autres personnels soignants ont été formés à la sophrologie. Nous avons pu constater les bénéfices apportés par ces soins de sophrologie. Nous sommes en train de développer tout ce qui est en lien avec l’hypnose ou la distraction pour les soins des touts petits face à des actes douloureux ou des imageries complexes.

Oncologue & O.R.L (78).

Quand on a une mauvaise nouvelle à annoncer, on doit d’emblée se mettre dans la peau du patient. Comment aimerait-on que l’on nous annonce cette mauvaise nouvelle ?

Oncologue & Fondateur des centres Ressource (13).

Le simple fait de changer son mode de vie de façon profonde selon les axes que j’ai donnés : gestion du stress, alimentation, sport, améliorer son réseau social, communication, modifier ses priorités de vie. Et bien on a un résultat qui est exceptionnel. En France cela représenterait 6.000 femmes sauvées chaque année, rien que pour le cancer du sein.

Médecin Généraliste & Directeur Général de la Mutualité Française

Surtout si le diagnostic est dur, il faut toujours montrer au malade la possibilité de gagner face à la maladie. Ne jamais envisager le pire : s’il y a 1% de chance de guérir, j'invite le malade à se positionner dans le 1% de guérison. Si on veut que le malade adhère au traitement, croire soi-même en l’issue favorable est la clé.

Gastro-entérologue & Oncologue libéral (59).

Le patient ne vit pas sa maladie, il vit sa vie.

Infirmière en soins palliatifs (92)

Famille, amis, soyez là, je vois trop de gens qui meurent seuls. Osez faire face à la mort, même si ce n’est pas la vôtre, cela vous rendra tellement plus forts, à la fois pour faire le deuil et pour votre vie d’après.

Professeur en école d'infirmière & Ancienne infirmière en soins palliatifs (95)

La fonction d’infirmière, c’est « être avec l’autre ».

Chef du Pôle de Cancérologie de Cochin & Professeur à la Faculté de Médecine Paris Descartes (75).

La médecine occidentale a détruit 2.000 ans de savoir-faire et de connaissances transmises surtout oralement et souvent par des femmes. La chasse aux sorcières a conduit à une grande perte de connaissance.

Oncologue & Hématologue - Hôpital Américain (92)

Si le thérapeute est souvent imposé, choisir son oncologue, son thérapeute, son hématologue est essentiel. Il est essentiel de se sentir en confiance avec la personne qui va sinon vous amener à la guérison, au moins vous apporter une qualité de vie.

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© 2019 Sophie Renard