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Guérie - Laurence Jutard - Rivière

Cancer du sein, cadre bancaire, géobiologue & énergéticienne (78).

Laurence, quelle est ton histoire ?

 

Je suis mariée, j’ai trois enfants, j’ai toujours tout vécu avec passion : le sport, les arts martiaux, le cinéma, la lecture, le métier que j’exerçais dans la finance. Tout allait bien  jusqu’au 23 novembre 2013, quand au détour d’une porte, on m’a annoncé le cancer. Sur le coup, je me suis demandée ce qu’il m’arrivait, ce mot que tout le monde craignait était désormais en moi.

Mais si j’avais quelque chose au sein, il fallait tout enlever : les trois modules, la chaîne des ganglions. J’ai été opérée le 27 décembre 2013. Quelques jours plus tard, j’ai appelé mon chef et lui ai dit dit « je reviens dans un mois ou deux ». Mais après les résultats de la biopsie fin janvier 2014, le médecin, m’a annoncé le programme de chimiothérapie + radiothérapie qui serait bien plus long. C’est là que tout a commencé !

Qu’as-tu fait de tout cela ? Comment t'es-tu occupée de toi-même ?

 

J’ai commencé par me poser des tonnes de questions : pourquoi moi ? Je ne bois pas, je ne fume pas, je suis sportive, je mange sainement...

On m'a recommandé de lire deux livres de Lise Bourbeau - les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même et - Le cancer, un livre qui donne de l’espoir. En lisant ces livres j’ai compris ma relation aux autres, j’ai compris mes peurs : peur de ne pas être aimée, peur du manque, peur de l’abandon… Puis j’ai lu la -  maladie des seins, un livre qui décrypte la relation aux autres en fonction de ce qui est touché dans le sein.

 

En parallèle, j’ai commencé à écrire tous les jours à l’encre violette. J’avais besoin de coucher sur du papier les mots qui venaient apaiser les maux… C’était aussi un moyen de suivre ce que je faisais en complément comme le jeun avant les chimios.
Dès le début j'ai consulté un énergéticien qui me suit encore régulièrement aujourd'hui. Il m’a longuement préparée à la mastectomie… Puis, quand j’ai commencé la chimio, une amie qui avait vécu la même chose a partagé son vécu avec moi, elle a répondu à toutes mes questions. C’était essentiel pour moi de connaître quelqu’un qui avait vécu la même chose et qui était toujours là raconter. Cela m’a donné énormément d’espoir. Je suis également allée voir une homéopathe. Pendant la radiothérapie, j’ai vu un coupeur de feu et je me badigeonnais de niaouli, une huile essentielle qui évite les brûlures de la peau. Je suis toujours restée active dans le combat, même si je subissais les traitements. "Ils m’aidaient à combattre cet inconnu qui s’était immiscé en moi sans carton d’invitation", que je me devais d’accueillir et que j’essayais de comprendre.

Après la mastectomie, je me suis montrée nue, sans mon sein à mon mari. Il m’a accepté et nous avons repris notre intimité immédiatement. Les premiers temps je pleurais car j’avais peur de l’avenir, « est-ce que l’on garderait la même intimité, la maladie serait-elle plus forte  ? ». Mon mari a toujours été très présent, très positif, à aucun moment je n’ai senti que j’allais mourir dans ses yeux.

 

Je me suis rasée la tête avant que mes cheveux ne tombent. L’amie qui était avec moi m’a alors dit "tu ressembles à Sinead O’connor". Le soir, lorsque je me suis montrée à mon mari, il m’a dit, « Wouah ! on dirait Sigourney Weaver » … Comme elle, je combattais un alien…

 

Tu m'as dit avoir essayé de comprendre, qu'as-tu compris de ton cancer ?

 

Je vois plusieurs causes à mon cancer :

 

La chimie :

Jeune, on ne veut pas d’enfants donc on prend la pilule, et le jour où on en veut, on n’y arrive pas, on est alors stimulé chimiquement. Finalement j’étais enceinte naturellement, mais comme le bébé est arrivé avant terme, les infirmières de la maternité ne voulaient pas que je le mette au sein. Quand j’ai voulu le mettre au sein, ça ne marchait pas. Au second, arrivé avant terme également, on m’a prescrit une molécule pour couper les montées de lait. Une fois encore, le processus naturel était coupé par la chimie. Et deux ans avant mon cancer, ma gynéco m’a proposé le stérilet Mirena, que je n’ai pas supporté.

 

La géo biologie :

J’ai fait expertisé géo biologiquement ma chambre et je dormais à un endroit où mon sein était sur un croisement de faille.

 

Le stress au bureau :

J’arrivais à 7h30 au bureau le matin et je culpabilisais de partir le soir avant 18H30.

J’avais un grand besoin de reconnaissance de mes chefs, une peur de ne pas être aimée. Je me suis même vue aller travailler alors que mon fils était en détresse respiratoire à l’hôpital. Mon travail était une priorité.

 

La psycho -généalogie :

Ce cancer est venu car je devais travailler l’amour dans cette lignée, il est venu m’apporter ce message de la peur de l’abandon, la peur du rejet. ET le 23 date de la découverte de mon cancer est le chiffre conducteur de cette lignée.

 

Ma mère était en colère quand elle a appris qu’elle était enceinte de moi. Elle a eu un sentiment furtif d’avortement ce qui a sans doute imprégné le liquide amniotique. Elle-même avait perdu ses deux parents à l’âge de 4 ans et demi.

Elle a été élevée par sa grand-mère qui avait perdu son fils. Dans ma famille, tout le monde meurt jeune, vers 33 ans, et laisse des enfants orphelins. Ma mère n’a pas reçu d’amour paternel et maternel et Noël. J’ai compris ma mère en analysant mon histoire familiale. Si je parle aujourd’hui à ma mère de ses parents, elle pleure encore. Elle a vécu l’abandon de tous les côtés.

Le choc émotionnel :

Mon chien qui était précieux pour moi, il a dû être piqué. Il était associé à ma première grossesse, à l’arrivée de mes trois enfants et j'ai été choquée par sa mort.

 

C’est un tout, et je suis assez forte pour comprendre tout cela, tous ces éléments je les compare aux ingrédients d’un gâteau, le cancer, dont je ne reprendrai pas une part.

 

Comment ta vie a t'elle changé depuis la maladie ?

 

Mon professeur de Qi Qong avait un cancer du sein dont elle est décédée aujourd’hui. Pendant son cours, on m'a parlé de feng shui et de géobiologie. J’ai testé, j'ai aimé, et me suis inscrite à l’école. Je suis depuis devenue géobiologue.

On a aussi beaucoup parlé d’alimentation, de l’importance de manger vivant et sain. J’ai relégué le micro-ondes et je suis devenue végétarienne.

 

Je me suis ouverte à la méditation, j’ai eu des images puissantes dans les méditations avec des pleurs de nettoyage énergétique. J’ai ensuite participé aux weekends chamaniques avec Arnaud Riou, plus j’avançais dans ma quête plus j’allais chercher ces émotions bloquées en moi : ma peur de ne pas être aimée notamment. Je me rappelle d'une fois où j'avais mal à l’épaule. En échangeant, j’ai compris que lorsque j’étais malade, on s’occupait de moi, donc on m’aimait. Si je ne suis pas malade, je ne suis pas aimée. Donc la maladie était là pour combler ma peur de ne pas être aimée. Tous ces week-ends de développement m'ont permis de le comprendre.

 

J’ai ensuite suivi un mastère de bio énergétique et nutrition. On y apprend la médecine chinoise, à recentrer les corps énergétiques, à boire de la bonne eau. J’ai depuis installé chez moi un système qui bio dynamise l’eau.

 

Aujourd’hui, j’ai besoin d’aider les autres, de témoigner, donner des clés, et inviter les autres à trouver leurs propres clés. Je travaille toujours dans la finance, mais je me consacre de plus en plus au soin. Cela me permet de pouvoir vivre et de ne pas être stressée dans ce que je veux faire. Et maintenant au bureau mes collègues me sollicitent pour des conseils.

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© 2019 Sophie Renard