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PNL appliquée à la santé - Jean-Luc Monsempès

Jean-luc Monsempes - Médecin, formateur en PNL et PNL appliquée à la santé (75).

Qui êtes-vous ? Comment en êtes-vous arrivé à la PNL  ?

Médecin de formation, j’ai exercé la médecine pendant une dizaine d’années. Puis j’ai voulu apprendre tout ce qui peut contribuer à la santé des individus, en dehors de ce que j’ai pu apprendre à l’université. Mon fil rouge, mon interrogation permanente est la notion d’équilibre chez l’individu.

J’ai toujours été passionné par la question suivante : qu’est ce qui fait que dans des circonstances difficiles, des situations déstabilisantes, de catastrophes il y a des individus qui s’écroulent et d’autres qui ont la capacité à se rétablir, et à retrouver un équilibre ?

Cette capacité à faire face à des situations parfois très stressantes contribue grandement à rétablir une santé émotionnelle, physique, mentale... Cette capacité qu’on nomme maintenant résilience est vraiment essentielle pour retrouver un équilibre lorsque l’on est affecté par une maladie, un traumatisme, une déstabilisation de ses conditions de vie.

Je reste un médecin dans l’âme, avec des moyens complémentaires d’aborder la question de la santé, de la maladie et de la guérison. Des moyens forts différents et complémentaires de ceux que j’ai pu apprendre au cours de mes études de médecine.

Jean-Luc, vous n’exercez plus la médecine, que faites-vous exactement à l’institut repère ?

En tant qu’ex dirigeant de cet organisme de formation, je contribue à son développement et je conserve un rôle de formateur dans différents domaines : la Programmation Neuro Linguistique, la Process Communication, la PNL appliquée à la santé. Si les approches conventionnelles de la médecine restent indispensables, surtout dans les maladies aigües, il est tout aussi important de s’occuper des modes de pensée à l’origine des maladies. Car nos attitudes mentales, nos croyances sur nous-même, nos maladies, le monde qui nous entoure, conditionnent nos styles de vie appropriés ou pas à la santé de notre corps esprit.  Au-delà de la PNL, c’est avec une approche systémique que je propose d’observer le fonctionnement humain.


Vous parlez de PNL, de PNL appliquée à la santé, qui sont les personnes qui viennent se former ?

Je regrette énormément qu’il n’y ait pas plus de médecins. La plupart des participants sont des professions paramédicales ou des professionnels de l’accompagnement intéressés par le domaine de la santé. Ce sont souvent des coachs, des psychothérapeutes qui ont été confrontés aux problèmes de santé de leurs clients et qui peuvent se retrouver quelque peu démunis pour leur apporter un soutien psychologique et aussi les aider à penser leur maladie d’une façon qui va favoriser un processus de guérison. Il est fondamental que ces accompagnateurs dans le champ de la santé soient bien conscients des limites de leurs interventions, et travaillent nécessairement en collaboration  avec des professionnels de santé.

Qu’apporte la PNL aux personnes qui sont sous le coup d’un diagnostic difficile ?

D’un point de vue systémique, la maladie peut être considérée comme une communication, le signal d’une altération d’une homéostasie du système corps esprit, un système interne en lien avec le système plus large de notre environnement physique, relationnel…etc. Si le symptôme  est un message, il devient alors plus utile de chercher à en comprendre le sens que de vouloir l’anéantir. Tuer le messager est comme vouloir débrancher les systèmes d’alarme de votre véhicule.

Bien souvent la maladie cherche à nous informer de l’existence d’un mode de pensée « appauvri » qui ne peut plus contribuer à notre santé psychologique et somatique. Du fait de leur éducation, de leur personnalité, des expériences difficiles qu’ils peuvent vivre, les individus (ou plutôt un aspect d’eux même) peuvent rester bloqués dans un mode de pensée qui ne peut plus participer à une croissance équilibrée. Ces modes de pensée qui ont été dans le passé la meilleure réponse possible peuvent devenir problématiques s’ils n’ont pas été « actualisés » en même temps que leur propriétaire.

 

Une carte mentale « appauvrie » est celle qui n’est plus en mesure de satisfaire les normes ou standards internes et externes propres à chaque individu.  Ces normes sont par exemple un système de valeurs, le sens que nous voulons donner à notre vie, la réalisation d’une passion, une vocation, un rêve, une activité qui n’aurait plus de sens pour nous dans le monde du travail … etc.

Si nous savons accueillir le symptôme comme messager, un dialogue constructif peut alors s’établir avec lui pour en comprendre le message, l’intention : que doit changer l’individu dans ses modes de pensée ou son style de vie pour retrouver un équilibre de vie ? La recherche d’une intention, c’est par exemple répondre à la question : « quand je ne souffrirai plus de cette maladie, que vais-je pouvoir faire de ma vie, qui vais-je être comme personne ? ». Pour de nombreuses maladies chroniques, bien souvent il ne s’agit pas de les faire disparaître mais de faire en sorte qu’elles ne soient plus invalidantes pour la réalisation des buts de l’individu.

C’est à partir de l’identification de cette intention que l’on va pouvoir rétablir un nouvel équilibre intérieur par rapport la quête de sens. L’humain, par rapport à l’animal est un mammifère en quête de sens permanent. Cette recherche de sens change au cours de la vie, par les accidents de la vie, par un changement d’environnement. Et nous sommes invités à clarifier en permanence à enrichir nos représentations mentales, notre organisation interne pour répondre à cette question de sens. La souffrance n’est qu’un témoin de cette inadéquation, ce désalignement, de notre organisation de vie et notre organisation interne.

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui vient d'apprendre qu'elle est très malade ?

Dans ces moments là, il y des conseils « court terme », d’autres plus « long terme ».
Dans l’immédiat la personne a surtout besoin d’une présence humaine et de soutien. Cette souffrance, doit être vue, accueillie pour lui donner une chance de se transformer en apprentissages utiles. La mauvaise nouvelle du diagnostic peut générer une souffrance, qui peut s’enkyster dans le vécu de la personne. Tout ce qui ne s’exprime pas, s’imprime dans notre corps. Accueillir le choc psychologique du diagnostic par de l’empathie et de la compassion est essentiel.

Quels seraient les conseils à long terme ?

C’est aussi inviter la personne à prendre conscience qu’elle a une part de responsabilité dans la survenue de sa maladie, de ses symptômes (attention, la responsabilité n’est pas la culpabilité), du fait de son style de vie, sa manière de penser, de vivre. Rendre à l’individu une partie de sa responsabilité, c’est lui conférer aussi le pouvoir de changer le cours des événements, de défaire ce qui a contribué à la maladie, et de construire un mode de vie plus favorable à la mise en route des processus naturels de guérison.

A partir de là, on va discuter de l’ensemble des moyens qui peuvent être mis en œuvre. La guérison est un travail d’équipe : faire confiance à la médecine conventionnelle qui a montré son domaine d’excellence et qui est une médecine de pointe. Puis creuser la dimension de l’âme, du mental, du vécu intérieur, le vécu subjectif de la maladie, qui doivent être accompagnés en dehors de la médecine conventionnelle.

 

L’accompagnement psychologique peut porter sur plusieurs dimensions du vécu individuel : guider la personne dans sa recherche des ressources dont elle a besoin, entraîner la personne à acquérir des comportements plus sains, enseigner des stratégies de résilience, donner confiance en ses capacités de guérison, parrainer l’émergence d’une nouvelle identité, élargir le niveau de conscience de la personne sur son propre fonctionnement, les approches complémentaires à celles de la médecine conventionnelle, sa place dans le monde.

Qu’aimeriez-vous ajouter ?

Le vécu de la maladie peut être très difficile, et le diagnostic est souvent un choc, mais c’est aussi un appel à ouvrir quelque chose en nous, ouvrir notre niveau de conscience sur des solutions créatives qui vont contribuer à une vie meilleure.

J’ai rencontré de nombreuses personnes qui ont su dépasser l’obstacle de la maladie, en en comprenant l’importance du message. Certains ont pu dire « merci à cette maladie, car c’est grâce à elle que j’ai pu prendre conscience des dysfonctionnements de ma vie et la réaménager de façon bien plus équilibrée, car plus riche de sens ». C’est dans les situations difficiles qui affectent notre santé que nous avons besoin d’ouverture d’esprit, et des relations de soutien qui peuvent y contribuer. Cette ouverture d’esprit est un facteur clé de notre guérison, de notre santé, de notre retour vers la santé.

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© 2019 Sophie Renard