TRAVERSER LA MALADIE,

 Vivre le cancer

 

Notre crédo : On est plus fort de ses blessures, plus beau de ses fêlures.

 

Notre mission : accompagner les patients, les aidants & les équipes médicales et que chacun retrouve de l’énergie, du sens et la santé.

 

Notre ambition : Devenir la plateforme d'entraide et d'information humaine dédiée aux patients et leurs aidants. Le coach santé accueille le patient, l’accompagne lui permet de se détendre et de cheminer vers son objectif de santé avec ses outils : PNL, l’hypnose, la sophrologie, la relaxation.

Sur laviekintsugi.com, ce sont les médecins et les professionnels du bien-être qui expriment ce que le temps ne leur permet pas lors des rendez-vous. Oncologues, infirmiers, psys, hypnotiseurs, magnétiseurs, nutritionnistes, ostéopathes et autres professeurs de Yoga/méditation, adeptes de médecine chinoise ou ayurvédique, nous font part de leur vécu et des bénéfices de leurs soins. 

L'origine de l'association la vie kintsugi est la maladie de mon fils Martin. Le 9 décembre 2016, jour où la tumeur dans sa jambe a été découverte,  je me suis dit que quatre choses seraient essentielles à la guérison de mon fils : 

  1. Qu’il soit soigné par médecins qui aient à coeur de créer une relation humaine avec lui, 

  2. Qu’il accepte la maladie et cherche le sens de sa vie pour qu’il ait « en-vie » de vivre,

  3. Qu’il soit entouré, qu’il garde le côté festif qu’il a toujours eu,

  4. Qu’il ait des « paillettes dans les yeux », des projets à court, moyen et long terme.

 

Le 11 janvier 2018 en rémission complète. Depuis cette date, je nourris le secret espoir que toutes les personnes malades puissent bénéficier d'un accompagnement individuel régulier permettant de cheminer, le temps de retrouver une forme d'équilibre et la santé. 

Au Japon, le kintsugi signifie jointure en or, c’est aussi un art qui consiste à sublimer un objet en céramique cassé. Plutôt que jeter l’objet ou le réparer de façon invisible, les brèches sont agrandies et les pièces assemblées au moyen d’une laque saupoudrée d’or, les réparations ne sont pas cachées mais mises en avant. Si nous sommes tous OK pour dire que la maladie n’est pas indispensable à priori, elle est l’occasion d’une pause dans la vie, d’une remise en question de nos propres aspirations, de notre rapport au corps et au sens de la vie. Pour vivre une vie plus sereine, riche de sens et en paix.

Constance

NB : Comme le soulignent les oncologues que nous rencontrons, il existe de nombreux charlatans sur internet qui proposent des solutions miracles à des prix exorbitants. Notre enjeu est ici de n'interviewer que les personnes animées par un réel souci d'aider.

POUR EN SAVOIR PLUS SUR L'ART DU KINTSUGI,

Myriam Rossini Greff, artiste, experte en réparation d'objets.

 

Myriam, comment définiriez-vous le Kintsugi ?

Le Kintsugi est une célébration du chemin de vie de l’œuvre. Un même objet peut se casser de 1000 manières différentes et on ne peut jamais le prévoir. C'est une restauration qui appelle à la contemplation du temps qui passe et des accidents de parcours, comme si chaque cassure restaurée était une petite victoire sur la vie.

En quoi est-ce que la maladie peut être comparée au Kintsugi ?

Le Kintsugi permet de montrer aux personnes malades, et à tous ceux qui se sentent fragilisés, que certes la vie n'est pas toujours tendre mais que l'on peut en ressortir plus beau, plus admirable, même si l'on n'est plus jamais celui qu'on a été.

Quels conseils pourriez-vous donner à des personnes malades qui sont sous le choc du diagnostic de leur maladie ?

Comme pour le Kintsugi, il y a d'abord le choc, le moment où tout vole en éclat. On ne voit plus qu'un tas de morceaux et les perspectives sont encore inconnues. La restauration d'un objet peut prendre plusieurs mois, celle d'un corps plusieurs années. Je pense qu'il faut garder espoir en l'avenir : si le pire vient d'arriver, le meilleur est devant nous. Cela vaut le coup d'aller y jeter un œil, à ce futur. Il sera différent, reconstruit, mais comme avec le Kintsugi, il sera aussi certainement plus beau dans son nouvel état…

Comment en êtes-vous venue à vous spécialiser dans le Kintsugi ?

J'ai fait un master de restauration de céramique et de verre à Paris. A la suite de mes études, j'ai commencé à travailler comme on me l'avait appris, à savoir en faisant de la restauration illusionniste. Plus le temps passait, plus je détestais ce que je faisais. J'entendais toujours de la part de mes clients " J'aimerais que cela ne se voit plus". Au final, j'étais une professionnelle du faux, et je devais laisser derrière l'histoire de l'objet. S'en sont suivis une succession de rencontres, une croisée de destins, qui ont fait resurgir de ma mémoire cette technique ancestrale japonaise que l'on m'avait vaguement évoquée lors de mes études.

Cette deuxième rencontre avec le Kintsugi a été pour moi une révélation, et désormais, j'aime qu'on me dise : j'aimerais que ça se voit bien.

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© 2019 Sophie Renard